ZWO renouvelle son télescope intelligent : le Seestar S50 Pro reçoit une optique apochromatique de 50 mm, deux caméras 4K et des mosaïques jusqu'en 8K...
Un tout-en-un de moins de 3 kg
Le Seestar S50 Pro réunit dans un seul boîtier une lunette quadruplet apochromatique de 50 mm ouverte à f/5,2, une monture motorisée GoTo, deux caméras, une roue à filtres, un moteur de mise au point, une résistance chauffante et une batterie de 10 000 mAh. L'ensemble pèse 2,8 kg sans son trépied et se pilote depuis un smartphone ou une tablette.
Vous choisissez une cible dans l'application, l'instrument la pointe, la suit, empile les poses et fait apparaître les couleurs et les détails au fil de la séance. C'est le principe du Seestar S50, avec une optique et des capteurs qui changent de catégorie.
Ce qui change par rapport au Seestar S50
- Une optique quadruplet apochromatique à verre ED, de 50 mm de diamètre et 260 mm de focale, ouverte à f/5,2.
- Un capteur principal de 1/1,2'' et de 3840 x 2160 pixels, dont la surface est environ quatre fois supérieure à celle du capteur du S50.
- Une seconde caméra 4K ultra grand champ, de 63° de champ, pour la Voie lactée et les paysages nocturnes.
- Des mosaïques automatiques jusqu'en 8K, qui étendent le champ sans perdre le piqué de la caméra principale.
- Un stockage interne porté à 128 Go, dont environ 100 Go réellement disponibles.
- Une batterie de 10 000 mAh, pour une autonomie annoncée jusqu'à 9 h.
- Un trépied en fibre de carbone à jambes télescopiques, avec deux angles d'ouverture au choix.
- L'appairage par NFC : vous approchez le téléphone, la connexion se fait toute seule.
Le gain le plus visible tient en une image. Voici ce que cadrent le S50 et le S50 Pro sur la galaxie d'Andromède, à la même distance : le champ de la nouvelle caméra couvre la galaxie entière et ses deux compagnes.

Deux caméras, deux façons de photographier
La caméra principale, derrière l'objectif de 260 mm, travaille le ciel profond : nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles. La caméra grand champ, dont la focale équivaut à un 35 mm en photographie, cadre la Voie lactée entière et les paysages nocturnes. La fonction Freeze traite séparément le ciel, qui défile, et le premier plan, qui ne bouge pas, afin de garder les deux nets sur la même image.
Le mode mosaïque assemble automatiquement plusieurs champs et produit des images finales jusqu'en 8K. Les poses longues se transforment aussi en filés d'étoiles animés, et le Plan Mode enchaîne plusieurs cibles programmées à l'avance pendant que vous dormez.

Trois filtres, dont un pour le Soleil
- Un filtre anti-UV/IR, actif sur les deux objectifs.
- Un filtre à double bande O-III 30 nm et H-Alpha 20 nm, pour photographier les nébuleuses sous la Lune ou depuis un ciel de ville.
- Un filtre Dark, qui réduit le bruit des longues poses en ciel profond.

Un filtre solaire externe à fixation magnétique est livré avec l'instrument. Il se met en place devant l'objectif avant toute observation du Soleil : sans lui, la lumière concentrée détruit le capteur en quelques secondes, et le dommage est irréversible. Vérifiez-le avant chaque séance, et écartez-le à la moindre rayure ou déchirure. Ce filtre protège le Seestar, il ne protège pas vos yeux : ne regardez jamais le Soleil directement, ni à l'œil nu, ni dans un instrument, sans une protection certifiée pour le visuel.
Ouvert aux logiciels d'astronomie
Le S50 Pro se déclare en ASCOM Alpaca, ce qui permet de le piloter depuis N.I.N.A. et les autres logiciels compatibles. Un mode équatorial s'active avec une base ou une monture équatoriale adaptée, pour améliorer le suivi et éviter la rotation de champ. L'accès à distance par Internet permet enfin de lancer une séance et de récupérer les fichiers sans être auprès de l'instrument, tant qu'il reste alimenté.
Un encombrement de sac à dos
Replié, le boîtier tient dans 140 x 149 x 268 mm, et le trépied carbone dans 275 mm de long pour 85 mm de diamètre. Le tout voyage dans la valise souple fournie. La fixation se fait sur un filetage 3/8'' au pas du Congrès, celui des trépieds photo courants.

Dans la valise
Le télescope est livré avec son trépied en fibre de carbone, sa valise souple de transport, son filtre solaire, son câble d'alimentation USB-C, son guide de démarrage rapide et ses consignes de sécurité. Les manuels du fabricant sont téléchargeables directement depuis la fiche produit.

Il a déjà été pris en main
Nos confrères d'Optique Unterlinden ont sorti l'instrument de sa boîte le jour de son annonce et l'ont essayé en vidéo. Quinze minutes qui montrent l'objet en vrai, son trépied et l'application.
Disponibilité
ZWO annonce les premières expéditions au 1er septembre 2026. Nous prenons les commandes dès maintenant, et les livraisons suivront dans l'ordre d'arrivée.
- La fiche complète du Seestar S50 Pro, avec toutes ses caractéristiques : Cliquez-ici !
- Le plateau rapide 3/8'' qui le fixe sur la rotule TH10 : Cliquez-ici !
Une question sur le choix entre le S50 et le S50 Pro, ou sur son usage depuis votre jardin ? Écrivez-nous, nous vous répondrons.
Addendum : le capteur
Le capteur du Seestar S50 Pro a d'abord été présenté un peu partout comme un Sony IMX585, y compris dans la première version de cet article. ZWO a publié une mise au point à ce sujet, que nous reproduisons intégralement ici, traduite de l'anglais.
« Le Seestar S50 Pro utilise-t-il le capteur Sony IMX585 ? »
« Nous avons reçu récemment de nombreuses questions au sujet du capteur utilisé dans le Seestar S50 Pro, aussi souhaitons-nous apporter quelques éclaircissements.
« Le capteur utilisé dans le Seestar S50 Pro n'est pas le Sony IMX585, mais un capteur aux spécifications similaires.
« Nous savons que le capteur est un élément déterminant du système d'imagerie de tout télescope, et nous prenons cette décision très au sérieux. Avant d'arrêter notre choix, notre équipe a passé plus de six mois à comparer, tester et valider différentes options, afin de nous assurer que le capteur répondait à nos exigences de performance d'imagerie et de fiabilité.
« Nous tenons également à rassurer nos utilisateurs : le capteur utilisé dans nos exemplaires de test et dans les unités de série restera le même. Nous ne changerons ni de modèle de capteur ni de fournisseur en cours de production.
« Nous espérons que ces explications apportent clarté et réassurance, et nous avons hâte que chacun puisse constater par lui-même les performances d'imagerie du S50 Pro. »
ZWO ne communique donc ni la marque ni la référence du capteur. Nous avons retiré la mention « Sony IMX585 » de cet article, et la fiche produit s'en tient elle aussi à ce que le fabricant annonce : un capteur CMOS de 1/1,2'', 3840 x 2160 pixels, pixels de 2,9 µm.





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